Présentation

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• Origine et création

L’Association pour la Sauvegarde des Masques (ASAMA) fut à l’origine en 1995, l’idée d’un groupe d’étudiants (es), convaincus et soucieux de l’avenir des masques menacés par les nombreux vices et dérives de la société moderne (vol, négligence, abandon, etc.), et souhaitant prêter main forte aux sociétés traditionnelles de masques afin de sauvegarder ce patrimoine en péril.
Elle est reconnue légalement par récépissé N° 96. 080 / MATS / SG / DGAT / DLPJ du 02 Avril 1996 à Ouagadougou, au Burkina Faso et renouvelé par le récépissé N° 2012 001641/MATDS/SG/DGLPAP/DAOSOC du 06/12/2012.

• Situation géographie

L’Association pour la Sauvegarde des Masques (ASAMA) est active dans quatre pays (Burkina Faso, Benin, Côte d’Ivoire et Mali) et ses activités touchent huit (8) pays de l’Afrique de l’Ouest (Burkina Faso, Benin, Côte d’Ivoire, Guinée Conakry, Mali, Nigéria, Togo et Sénégal).

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Mandat, organisation et fonctionnement

• Mandat

L’ASAMA est une association à but non lucrative, à vocation panafricaine. Elle est accréditée par l’UNESCO pour des fonctions consultatives auprès du Comité de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel depuis juin 2012.
Son mandat est de :

• favoriser la recherche et d’aider à la sauvegarde, à la promotion et à la préservation des traditions de masques en Afrique ;
• encourager et faciliter la coopération entre les gouvernements, les organisations nationales et internationales et les personnes intéressées à la sauvegarde des traditions de masques ;
• inciter les gouvernements à élaborer des politiques de préservation de leur tradition de masque et à lutter contre le pillage de ces ressources culturelles.

• Organisation et fonctionnement

L’Association est dirigée par deux Conseils que sont :
• le Conseil de Gouvernance du Fonds pour la sauvegarde des masques dénommé «Fonds ASAMA» : il comprend sept (7) membres, élus par la voix de reconstitution du Fonds, pour une durée de trois ans renouvelable et un membre, représentant le personnel, élu à la majorité simple, pour une durée de trois ans renouvelables, par le personnel de l’ASAMA.
• le Conseil de l’Institution de notation des pratiques et des politiques de sauvegarde des masques dénommé « ASAMA Rating ». il comprend huit (8) membres dont le Président du Fonds ASAMA, désignés par l’Assemblée générale pour une durée de trois ans renouvelables.

Pourquoi un Fonds pour la sauvegarde des masques ?

L’Afrique regorge d’un riche patrimoine culturel lié aux masques. En effet, en sus de l’importante population de masques, on en dénombre une grande variété avec des fonctions interdépendantes destinées à la promotion du bien-être et du progrès social des communautés détentrices.

De par le passé, les traditions de masques étaient solidement intégrées dans le tissu social de nombreuses sociétés. Les masques apparaissaient ainsi sous formes de feuilles, de fibres, d’écorces, de pailles et de tissus pour commémorer les rites, purifier et rendre féconds la terre, les Hommes, la faune et la flore. Dans les communautés détentrices de masques, la plupart de ces rites, répondaient aux préoccupations religieuse, culturelle, à la protection de l’environnement, à la santé et surtout à la cohésion sociale.

De nos jours, les expressions du masque sont en pleines mutations. Le masque est de plus en plus détourné de ses fonctions d’antan et la survie de son institution est même fortement mise à rude épreuve.

Les menaces qui pèsent sur les pratiques culturelles du masque, sont générales. Elles touchent toutes les formes d’expressions (feuilles, fibres, écorces, tissus, pailles). Dans certaines régions du continent (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, etc.), le masque est systématiquement pillé et les dérives, les détournements et les caricatures, constituent les principaux facteurs de fragilité de sa pratique.
Les vols concernent essentiellement les têtes de masques dont l’esthétisme attire les amateurs d’art premiers. Dans les communautés détentrices de masque, lorsque les têtes de masques sont volées, la pratique est rompue. Il est aussi important de mentionner les problèmes environnementaux ainsi que l’accroissement démographique, qui exercent une pression sur les ressources naturelles utilisées dans la pratique du masque. L’action des religions révélées, marquée aujourd’hui par la montée du péril extrémiste entrainant la destruction de monuments et biens culturels.

Le Fonds soutien les actions en faveur de la sauvegarde des expressions très fragiles et en menaces de disparition. Il a pour but de contribuer à la restauration des tenues, la réhabilitation de maisons de masques, l’appui à l’organisation de sorties traditionnelles, la réhabilitation et l’entretien de bois sacrés, la formation en conservation du patrimoine existant, la recherche des masques qui sont l’objet de vol, etc. Le Fonds ASAMA constitué en décembre 2011, est reconstitué tous les trois. La dernière reconstitution date du 1er mai 2015.

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